Sexo


Le plaisir à bout de bras

Tandis que la masturbation masculine est considérée comme « normale et habituelle », la masturbation féminine reste un sujet tabou. Un homme qui se masturbe est tout simplement un homme mais une femme qui avoue se masturber est une « coquine ». Tout se passe comme si le fait que nous ayons parfois envie de nous donner du plaisir seule, soit révélateur d'un travers sexuel. Qu'en disent les chiffres ?

En 2017, 74% des femmes hétérosexuelles interrogées disent s'être déjà masturbées. Elles n'étaient que 19% à déclarer la même chose dans les années 70*. Concernant les femmes homosexuelles, elles sont 90% à dire qu'elles se sont déjà masturbées au cours de leur vie*. S'il s'agit là d'un travers sexuel, nous voici bien atteintes.

Certain.e.s considérèrent peut être ces chiffres comme révélateurs de la misère sexuelle de certaines femmes. Que nenni. Les chiffres entre les femmes en couple et les célibataires varient assez peu. Dans le premier cas, 13% se caressent au moins une fois par semaine, dans le second elles sont 15%*. Les chiffres me semblent tout de même relativement faibles et éloignés de ce qui ressort de mes discussions avec mes amies (à moins qu'elles ne soient toutes d'une lubricité bien supérieure à la moyenne).

Mais après tout, peu importent les chiffrent, l'essentiel est de garder à l'esprit que nous tenons une partie de notre sexualité au bout de nos doigts et ça, personne ne peut nous l'enlever.

* Enquête IFOP pour le magazine Le plaisir féminin auprès d'un échantillon de 913 femmes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Femmes fontaines et éjaculation féminine

Ce phénomène chez les femmes peut être unique, occasionnel ou régulier, il touche 10 et 40% d'entre nous. Mais qu'est donc ce fameux liquide ?

Les docteurs Dr Pierre Desvaux et Samuel Salama ont mené en 2015 l'étude qui a identifié le liquide émis par les femmes fontaines.

L'éjaculation féminine également désignée sous le terme de « femme fontaine » est le phénomène d'émission de liquide chez la femme lors de stimulation sexuelle. L'étude des deux médecins précités a mis en avant qu'il y avait bien, pour une part, une éjaculation féminine « discrète » qui se mélangeait aux sécrétions vaginales dont la quantité équivalait à un millilitre de liquide émanant des glandes de Skene et des glandes para-urétrales. Ces glandes qui pèsent 2 à 5 gr, soit dix fois moins que la prostate chez l'homme, ont la même origine embryologique que la prostate chez l'homme. Mais il n'y a pas que ce petit millilitre, sinon, la fontaine serait bien triste... Indépendamment de ce millilitre est sécrété le « liquide fontaine » qui lui, peut atteindre jusqu'à 300 ml. Ce liquide n'est autre que de l'urine ou plus exactement et plus joliment : « un ultra filtra du plasma sécrété par les reins stocké dans la vessie et émis lors du plaisir sexuel. » Par contre, la physiologie rénale pendant le rapport sexuel reste un mystère. Ce qui est sûr c'est que la quantité d'émission de liquide fontaine n'est pas proportionnelle à l'excitation mais bien au remplissage de la vessie.

Techniquement comment ça marche ? Le bouton « on » se trouve dans la région clito-uréto-prostato-vaginal (l'ancien point G). Si la femme se laisse aller, la vessie se relâche et se vide. D'après ce que j'ai lu, nous pouvons toutes être fontaines à condition d'activer la manœuvre qui donne du plaisir et entraîne un écoulement de la vessie pleine et surtout, surtout, si on lâche vraiment prise. Si vous êtes fontaine et que cela vous gène, allez faire pipi avant d'avoir un rapport sexuel, la quantité de liquide émis sera moindre. Mais après tout, pourquoi se retenir ? Depuis que nous sommes petites on nous explique qu'il ne faut pas se faire pipi dessus, c'est socialement très mal perçu. Les femmes fontaines qui arrivent à faire de grands jets ont la capacité de déconnecter dans leur cerveau la zone qui contrôle la miction et qui est bien évidemment étroitement liée à celle de la morale, disons qu'elles savent « se lâcher ». L'avantage est que le liquide fontaine est inodore et incolore, nous voici donc très loin des Golden Shower mais peut être pas si loin de l'ondanisme. A nous de trouver le bon sourcier...

Livre : Femmes fontaines & éjaculation féminine: mythes, controverses et réalités de Samuel Salama, Pierre Desvaux et Sylvie Nordheim. Editions Cherche midi.

Le sexe et nous, Paris VS Province

En janvier 2017, L'Ifop a publié, une enquête sur la sexualité des Parisien(ne)s. Réalisée auprès d'un échantillon de 2 000 personnes, cette étude compare, notamment, les pratiques des habitant(e)s de la capitale avec celles du reste de la population française dont nous, lotois(e)s, faisons partie. Attention, ça fait peur...

Parmi les hommes ayant déjà été en couple, 58% avouent avoir déjà été infidèles en ayant eu des rapports sexuels avec une autre personne. La moyenne nationale est de 48%. Soit 10% de chance en moins pour les lotoises de devoir porter une paire de cornes mais une chance sur deux tout de même.

Chez les Parisiennes, le taux descend à 36% pour 31% dans le reste de l'Hexagone. Soit 5% de coquineries supplémentaire pour les parisiennes, le froid sans doute...A noter également que les femmes ne semblent pas si rancunières que cela, leur taux d'infidélité restant inférieur à celui des hommes.

Les pratiques dites "à risques" ou "transgressives" ont la cote à Paris. Ainsi, 38% des hommes interrogés disent avoir déjà eu recours à la prostitution, contre 22% à l'échelle nationale. Et là, ça reste flippant même pour la province.

Près de 15% des Parisiens se sont déjà adonnés à des pratiques échangistes "au sens strict, c'est à dire en échangeant des partenaires entre couples". Un chiffre trois fois moins élevé à l'échelle nationale (5%). L'Ifop ajoute que 18% des Parisiens ont déjà fréquenté un lien échangiste, contre 7% en moyenne en France.

Les "vieux couples", ensemble depuis plus de 20 ans, représentent 25% des amoureux à Paris, contre 41% dans l'ensemble de la France. Et après avoir lu les chiffres précédent, on comprend pourquoi...

Quand le piment ne pique plus


Qu'il est loin le temps des papillons dans le ventre que nous provoquaient les messages envoyés par l'amoureux... Que s'est il passé entre ces deux textos : « Nos peaux sont faites pour s'entendre, ce soir je m'endors en pensant çà toi » et « Prends baguette et taboulet stp » ?

Le quotidien, ce train-train qui serait capable de transformer un fauve en panda, ce traitre qui nous a fait croire que le bonheur ne pouvait pas se passer de lui. Mais que peut-on faire ? Briser le quotidien, voici l'absurde conseil que l'on nous donne et que l'on est incapable d'appliquer car le quotidien est intrinsèque au couple. C'est parce qu'elles et qu'ils ne vivent pas ce quotidien que les maitresses et amants restent si désirables. Demandez à votre amant d'aller vous acheter une bombe désodorisante pour vos chaussures et ce sera la fin... Continuez de demander à l'amoureux de vous amener un rouleau de PQ pendant que vous trônez et vous serez bientôt reine sans roi.

Quelques chiffres...

La France est le seul pays au monde où moins de la moitié de la population (47 %) considère l'infidélité comme «moralement inacceptable». Alors que la moyenne des 39 pays est à 79 % , loin devant l'Allemagne (second avec 60 %), les Etats-Unis (84 %), ou la Turquie (94 %).

La sodomie reste peu courante. Seuls 3% des hommes et des femmes disent la pratiquer souvent. Elle a été tentée au moins une fois par 30% des hommes et 24% des femmes. Dire qu'ils veulent nous faire croire qu'on est la seule à ne pas vouloir...

Les femmes âgées de 30 à 45 ans seraient plus infidèles que les hommes.

Preuve de leur altruisme, 79,7% des femmes infidèles mariées pensent que l'adultère a sauvé leur mariage et considèrent que le divorce n'est pas une option. Rassurez-vous, elles ne sont que 7,2% à se sentir coupables après avoir trompé leur mari.