Portraits de femmes

Nora Turpault

Le corps et l'esprit

Métier : danseuse et chorégraphe à Cahors

Née le 17 mars 1978

Signe astrologique : Poisson

Maman de Mila, 11 ans


Nora Turpault nous reçoit dans le bureau de son école de danse ouverte il y a tout juste un an. Le centre chorégraphique, bâtiment aux lignes contemporaines conçu par l'architecte Fabien Fricheteau se situe au 384 Chemin des Pierres à Cahors.

Première surprise. Il se dégage de Nora quelque chose de quasi féérique. Belle et souriante, on sent immédiatement que cette femme est à sa place dans ce lieu. Tout en parlant, ses mains dessinent des volutes en plein air et répondent même parfois à certaines questions. Mais Nora n'est pas qu'un corps gracieux et harmonieux, elle incarne aussi une philosophie de vie, un rapport aux autres et à soi sans cesse retravaillé, un amour de la vie qu'elle sait mettre en scène tout en transmettant à ses élèves sa passion pour la danse. La danseuse, pieds ancrés au sol et tête dans le monde des idées incarne parfaitement le dualisme*. Nora, une tête bien faite dans un corps tout aussi bien fait, elle nous raconte son parcours.

« Je danse depuis que je sais marcher, j'ai commencé avec ma mère, Nathalie Bénac, qui a dirigé une école de danse pendant 45 ans. Adolescente j'ai ensuite appris avec d'autres chorégraphes en France et aux Etats-Unis». Cette mère danseuse née en Algérie aura influencé sa fille artistiquement mais aussi culturellement. « Petite, à la maison, j'écoutais de la musique orientale. Du côté maternelle, les gens parlaient arabe ». De son père aujourd'hui disparu, Nora a hérité son amour pour le Lot : « Il était promoteur et agent immobilier. Lorsque j'étais enfant, les deux cultures cohabitaient à la maison. Cette double appartenance est déterminante dans ce que j'enseigne aujourd'hui ».

Le dualisme de Nora se reflète également dans son parcours universitaire : « J'ai toujours pris soin de ne jamais dissocier ma pratique intellectuelle de celle de la danse. Après avoir un temps hésité à me lancer dans une formation journalistique, j'ai choisi de faire une maîtrise en lettres modernes. Je me suis intéressée tout particulièrement à l'écrivain américain Julien Green. Etudier les lettres modernes m'a profondément nourri, j'ai obtenu un DEA. Au fond de moi je sentais un champ de bataille intérieur permanent. Mes professeurs m'ont poussé à tenter l'agrégation en vue d'enseigner le français, mais la préparation à l'Agreg était trop chronophage à mon goût. La danse me manquait, j'étais en déséquilibre. Les choses ne sont pas simples à vivre lorsqu'on a l'impression d'être dans la résistance et de ne pas être totalement soi. Pour avancer, il faut être en phase avec soi-même. C'est à 22 ans que la vie m'a donné à décider ce

que je désirai vraiment faire. J'ai fait un choix très simple, ce que je voulais c'était tout simplement être moi, j'ai donc décidé d'associer la culture et la danse ».

C'est à ce moment-là que Nora fait la connaissance d'une personne du milieu de la danse qui lui propose de devenir médiatrice culturelle pour le Festival Ravensare à Toulouse. « Ce fut pour moi l'occasion de rencontrer et de travailler avec des artistes, des chorégraphes, des politiques... Cette expérience a été très importante pour ma construction intérieure. Parallèlement, j'ai donné des cours de danse dans l'école de ma mère. J'ai continué à forger ma façon d'être notamment en voyageant en Egypte et en Indonésie. »

En 2006, Nora a 28 ans et devient la maman de Mila. Elle nous raconte, les deux mains posées sur son ventre comme si sa petite fille était encore à l'intérieur : « J'ai continué à danser jusqu'à la fin de ma grossesse et j'ai repris deux semaines après l'accouchement ». A la question : Mila fait-elle de la danse? Nora répond « oui » avec un immense sourire et un regard qui en dit très long sur le rapport qu'entretiennent les femmes de la famille avec la danse.

La même année, la jeune chorégraphe créé l'association et le festival "Les Traces Contemporaines" qui fête en 2017 sa dixième édition. A cette occasion, le chorégraphe Londonien Theo TJ Lowe a été accueilli en résidence de création au mois de septembre dernier pour préparer son spectacle. « Dans la vie tout comme dans la création artistique, l'instinct bouleverse les lois de la logique, de la planification et ouvre sur un champ des possibles incroyable » explique Nora. « Les chorégraphes et les danseurs invités manifestent, chacun selon leur histoire, une part instinctive et irrationnelle. A nous de la déceler et de nous en imprégner ». Il y a dix ans, lors d'une conférence de presse autour d'une soirée chorégraphique, Nora annonçait sans l'avoir prémédité ni écrit dans ses notes, que l'association Traces Contemporaines allait créer un festival de danse à Cahors. « C'est sorti tout seul... J'ai écouté mon instinct. Mon intuition m'a ensuite guidée au bon endroit et au bon moment. Amis, chorégraphes, professionnels du spectacle, bénévoles et partenaires sont des rencontres essentielles qui m'ont permis la réalisation de ce projet. Ces dix ans de Traces Contemporaines révèlent un goût insatiable pour la découverte de l'autre. Dix ans de Traces, c'est parfois des doutes, des remises en question, des évidences ou des choix pour aller à l'essentiel et faire évoluer cet événement artistique. 35000 spectateurs en dix éditions, ça donne le vertige ! »

En plus de l'association et du festival, la chorégraphe crée la compagnie "Il y a" en 2012, sa bulle chorégraphique avec ses danseurs. En suivant, né un autre collectif de jeunes danseurs puis en 2016, Nora ouvre son centre chorégraphique à Cahors.

J'ai foi en la vie

A 39 ans, Nora apprend plus que jamais à être elle-même. « La danse, le mouvement et le corps participent à l'estime de soi sans pour autant se complaire dans le paraître. Lorsqu'il est en mouvement, un corps parle, raconte une histoire à travers son énergie, sa joie. J'accompagne plusieurs groupes sur une même année, avec parfois en ligne de mire, un projet chorégraphique qui permet de développer la créativité et la confiance de chacun(e). Certaines femmes viennent à mes cours car elles ne se sentent pas bien dans leur peau. Elles se considèrent parfois trop rondes, trop rouillées... Je leur apprends à changer de regard sur leur corps, à adopter de la bienveillance envers elles-mêmes avant de se mettre en mouvement et de danser. Certaines d'entre elles relèvent le défi et vont jusqu'à la scène. J'enseigne ce que j'apprends dans la vie, ce que je découvre, j'essaye de le transmettre. Il est très important de savoir s'écouter, vivre les sensations de son propre corps. Sentir son cœur battre par exemple... Le corps est un outil qui me permet de me relier à l'extérieur. On sent, on se déplace, on vit des émotions physiques et anatomiques. Dans une dimension plus mystique, le corps est pour moi le lieu d'incarnation de l'âme. Je ne suis d'aucune confession, mais j'ai la foi. J'ai foi en la vie. Je pense qu'il faut accepter de lâcher prise si nécessaire tout en ne perdant jamais de vue ce qui fait sens à nos vies. Nous avons les clés au fond de nous ».

*En philosophie, le dualisme est un point de vue strict affirmant que l'univers est constitué d'un constituant physique et d'un constituant mental.

Le centre chorégraphique

Nora Turpault

« Ce centre a pour but de développer la créativité et l'expression artistique de chacun(e) (femmes, hommes, adolescents, enfants) par la voie de la danse et privilégier la qualité des rencontres artistiques et humaines. L'école est devenue un lieu d'échanges avec d'autres structures associatives, institutionnelles et des chorégraphes invités pour favoriser l'épanouissement des élèves et leur offrir l'occasion de se nourrir d'échanges artistiques et de pratiquer le vivre ensemble ». Les cours dispensés par Nora ont des noms qui soulignent l'engagement profond nécessaire du corps et de l'esprit pour pratiquer la danse : Corps classique « Soyons classiques », Corps expressif pour les enfants, Corps Jazz « Pulsa Jazz » et « Jazz Cabaret », Corps urbains (fusion entre Dance Hall, Street dance et Hip Hop), Corps contemporain Global dance fusion©, Corps oriental qui regroupe danse orientale traditionnelle et danse orientale fusion, Corps tribal

fusion tribal et fusion contemporain. On y trouve également le corps transformé en instrument de musique grâce aux cours de Corps musical : claquettes et claquettes cabaret. Nora offre également des moments pour être encore plus en soi à travers l'atelier Au cœur du Corps qui propose relaxation, ressentis, stretching fusion, barre à terre et gym douce. Afin de travailler encore mieux la conscience du corps, la danseuse intervient avec l'ostéopathe Yannick Duchemin. Les cours sont dispensés selon trois différents niveaux : débutant, intermédiaire, avancé et par âge, enfants à partir de 4 ans, ados et adultes.

En fin d'année, le centre présentera son spectacle chorégraphique à l'auditorium de Cahors.

Questions / Réponses


Votre devise ? "Etre soi même et avoir la foi"

Chanson préférée ? Cinquième soleil de Keny Arkana

Votre héros préféré ?Amma (une indienne) et Antigone (une guerrière)

Votre matière textile préférée ? le lin

Votre couleur préférée ? le violet et le blanc

Pour vous la plus grande qualité c'est ? le cœur

Quel métier vouliez-vous faire enfant ? journaliste

Le lieu qui vous ressource ? l'Océan, un lieu de retraite comme Soulac-sur-Mer

Restaurant préféré ? la Roue à Cabrerets

Qu'appréciez-vous le plus chez vos amis ? la bienveillance

Écrivain Préféré ? Pascal Quignard et Blanche de Richemont

Sophie Pigrée,

Une femme engagée

« Vous êtes faite pour ce métier »

C'est la première rencontre entre Sophie et Clémence*. Clémence est pensionnaire d'un EHPAD près de Cahors. Elle est atteinte d'une maladie neurodégénérative qui la cloue sur un fauteuil roulant. Elle communique par l'intermédiaire d'une tablette. Et avec des regards. Clémence souhaite un soin du visage. Sophie instaure un code de communication oui/non avec la tête pour plus de facilité lors du soin. Elle lui demande si tout va bien, Clémence hoche la tête une fois. Clémence s'abandonne à la douceur de Sophie. Une fois le soin terminé, alors que Sophie range ses affaires, elle sent une main fébrile l'agripper ; Clémence l'attire à elle, enserre son visage entre ses mains fragiles et pose son front contre le sien. Les deux femmes se regardent. Clémence sourit, son regard est tellement grand, riche de vie et de remerciement que Sophie a le sentiment de toucher la grâce. Clémence prend alors sa tablette pour y écrire ces quelques mots : « Vous êtes faite pour ce métier ».

Des moments comme celui-ci, Sophie en vit régulièrement. Son métier d'esthéticienne en milieu social et médical lui apporte beaucoup de solidité et une force infiniment grande. Elle apporte au quotidien une aide psychologique et un soin technique aux personnes souffrantes et fragilisées par une atteinte à leur intégrité physique, psychique ou sociale.

Elle intervient auprès de patients âgés ou malades pour les aider à accepter la modification corporelle de leur image, mais aussi auprès de personnes en détresse sociale ou psychologique pour les aider à retrouver leur dignité.


Mon fils ma bataille

Félix, le fils de Sophie
Félix, le fils de Sophie

Sophie a grandi en Dordogne. Après un parcours Littéraire Arts plastiques, elle s'inscrit sur les conseils d'une amie à l'école d'esthétique Sylvia Terrade à Brive. Elle a 23 ans. Après l'obtention de son CAP, elle réalise qu'elle n'est pas faite pour travailler en institut, qu'elle a besoin de plus, d'aller au plus proche du cœur de la vie. Elle fait sienne la phrase de Paul Valéry, « l'esthétique, c'est l'esthésique ». Le métier d'esthéticienne en milieu social et médical lui tend les bras.

En 2005, Sophie devient maman de Félix, porteur d'un handicap sévère, que l'on diagnostiquera plus tard comme un polyhandicap avec autisme. Pendant trois ans, elle met sa vie professionnelle entre parenthèses pour se consacrer à une tâche : sortir son fils des ténèbres où il est enfermé. Confrontée à l'hermétisme d'une partie du monde médical, et passée une période d'abattement, elle décide de s'informer sur les thérapies existantes. Elle anime des équipes de bénévoles qui se relaient auprès de Félix pour le stimuler selon la méthode des 3I (pour Intensif, Individuel et Interactif, à retrouver sur www.autisme-espoir.org. Elle devient « l'éducatrice de son propre enfant ».

Association Autisme Espoir vers l'Ecole | AEVE

En 2008, Sophie reprend une activité professionnelle. Elle gère pendant trois ans un spa en Dordogne avant de répondre à « l'appel des pinceaux » pour suivre une formation de maquillage cinéma à Bordeaux, auprès d'Annie Lay. Elle anime également ses premières formations de conseil en image, travaille sur des défilés de mode à Bordeaux et assure pendant un an les cours de maquillage d'une école d'esthétique à Bergerac. Parallèlement, son combat auprès de Félix l'amène d'abord à Brive où elle met en place, autour de lui et à domicile, une équipe de professionnels pluridisciplinaires, puis à Cahors depuis septembre 2014. À cette date, Félix intègre l'Institut médico-éducatif du SASI 46 où il s'épanouit pleinement depuis. Sophie peut alors se consacrer au développement de son projet professionnel.

Un métier de douceur

où le temps se suspend

Elle devient prestataire du comité Lotois de la Ligue contre le Cancer, intervient en soins palliatifs pour le compte d'Icare 46, ainsi qu'au sein du café social de Terre Rouge. Sophie assure également des ateliers d'image de soi et de conseils en maquillage, en collaboration avec des centres sociaux de Dordogne et du Lot (opérations financées par la CAF, le Conseil départemental et Pôle Emploi) et des entreprises d'insertion en Corrèze.

Elle nous explique que la diversité des publics constitue la principale richesse de son métier :

« Lorsque j'interviens pour des patients en fin de vie, on n'a pas le temps de prendre un café pour faire connaissance, la rencontre se fait de façon intuitive, par le toucher, la tendresse, et si l'on se serre la main pour se dire bonjour la toute première fois, on se dit au revoir avec de grands hugs. À la fin de chaque séance, j'ai la sensation que cet être dont je viens de prendre soin, me donne des ailes pour continuer mon métier.

Dans le cas de la Ligue contre le cancer, les patients attendent ce moment de détente et de douceur qui leur est offert. Certains me disent qu'ils souhaiteraient me remercier mais ils le font déjà à travers le choix de leurs mots. « Tu as gagné les portes du paradis » me dit tout doucement Françoise*. Les patients me donnent beaucoup de tendresse et d'affection, je trouve que j'ai beaucoup de chance de faire ce métier.

Lors des ateliers d'image de soi en café social, j'aide des femmes qui se sont éloignées d'elles-mêmes à retrouver leur féminité, à reprendre confiance en elle à travers des ateliers de conseils en image, de mise en beauté, de soins esthétiques. L'objectif est de leur permettre une réinsertion visuelle et sociale, de retrouver leurs valeurs et leurs besoins. J'aime aller à la rencontre de ces femmes et de leur vie, tout simplement parce qu'elles me rendent un peu plus femme à chaque fois. »

* Les prénoms ont été changés.


QUESTIONS REPONSES

Votre devise ? « Soyez vous-même, les autres sont déjà pris » Oscar Wilde.

Votre chanson préférée ? « La nuit je mens » d'Alain Bashung.

Votre héros préféré ? Mon garçon.

Votre matière textile préférée ? Le 100% coton.

Votre couleur préférée ? Le bleu.

Pour vous la plus grande qualité c'est ? La patience.

Quel métier vouliez-vous faire enfant ? Voyageuse (je sais, ça n'existe pas).

Le lieu qui vous ressource ? La rivière.

Votre restaurant préféré ? « Le Coin des Halles » à Cahors

Qu'appréciez-vous le plus chez vos amis ? Leur sourire.

Votre écrivain préféré ? Raymond Carver.

Un objet d'été indispensable ? Maillot de bain et panama.

3 basics de votre dressing ? Jean/chemise/boots.

Le contenu de votre sac à main ? Carte bancaire, agenda, lunettes de soleil, portable et blush.

Photos réalisées par Tekprod

  Isabelle Comolli de Monpezat, “Madame 100 000 Volts”

Sous la responsabilité de Lise-Marie Luneau directrice départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations qui rend compte à Catherine Ferrier Préfète du Lot, Isabelle Comolli de Monpezat assure les responsabilités de déléguée départementale aux droits des femmes et à l'égalité.

Née à Béjaia (Bougie) en Algérie d'une mère beauceronne et d'un père pied noir polytechnicien et entrepreneur de travaux publics, la petite Isabelle est revenue en France à l'âge de deux ans. « J'ai un frère, et 2 sœurs. Je suis restée 6 ans dans un pensionnat situé dans la forêt de Compiègne, où j'ai passé mon Bac. Je conserve de cette époque les souvenirs délicieux de 120 filles au milieu de la forêt, une éducation « scoute » délivrée par des religieuses : «les Dames de la Sainte Croix de Jérusalem ». A l'époque, l'uniforme, kilt écossais, pull rouge et chaussettes blanches était de rigueur. On levait les couleurs tous les matins et nous ne sortions que deux fois par mois ». Fidèle en amitié, Isabelle a conservé de nombreuses amies d'enfance, dont quelques-unes ont fait carrière comme journalistes. Au lycée, les mathématiques étaient un jeu pour moi, le français me passionnait. Je passe d'ailleurs encore beaucoup de temps à lire ». Après l'obtention en 1971 d'un BAC A3, la jeune Isabelle alors âgée de 17 ans s'installe à Paris. Reçue à Science Po, elle s'inscrit l'année suivante en Fac d'Histoire et obtient une maîtrise. Après avoir un temps souhaité traiter comme sujet de mémoire "le clergé Séculier à Moissac au XIIe siècle", elle opte finalement pour La monographie de sa ville natale durant la période médiévale (VII-XIVe siècle). En 1977, elle s'inscrit en Agrégation d'histoire. Reçue à l'écrit, mais recalée à l'oral, Isabelle décide de prendre son indépendance financière en cumulant les emplois. Tour à tour, elle travaille pour des salons de prêt à porter en tant que "mannequin cabine" chez Nina Ricci, Castelbajac, vend du chocolat en tête de gondole de supermarché, fait de la couture (elle cousait des étiquettes pour Paco Rabane), devient hôtesse d'accueil pour les salons Batimat et Expomat, en charge des délégations russes. Un peu plus tard, elle devient analyste financière, travaille pour une agence de pub financière, avant de postuler au magazine "Valeurs actuelles" où elle est embauchée comme journaliste en 1981. Après des débuts aux archives, Isabelle s'impose au sein de la rédaction et fait fructifier son carnet d'adresses... « Au début c'était rude, il y avait des « clashs », mais j'étais gonflée et je me suis imposée » explique-t-elle. Elle sera notamment accréditée à l'Assemblée Nationale, à l'Elysée, aux universités d'été des partis politiques...

Un énorme esprit de famille

Isabelle Comolli rencontre Etienne de Laborde de Monpezat un jour d'été de 1978, à l'occasion d'une fête chez la sœur de ce dernier. « A l'époque, Etienne habitait Paris et écrivait comme "Ghost Writer" et co-auteur, tout en étant directeur de collections aux Presses de la Cité. Devenue Comtesse, Isabelle devient dans le même temps belle-sœur de la Reine Margrethe de Danemark, mariée depuis 1967 à Henri (devenu Prince Consort) le frère d'Etienne. « La reine Margrethe est une femme très cultivée qui parle et écrit le français. Elle est très douée artistiquement. Passionnée par la danse, elle dessine des costumes pour le Royal ballet de Copenhague, crée et brode des chasubles magnifiques pour les évêques de l'église luthérienne du Danemark dont elle est la plus haute autorité. La Reine, très famille, vient souvent à la maison lorsqu'elle réside dans le Lot (l'été et en automne) et nous sommes allés, à plusieurs reprises, sur son invitation au Danemark, à l'occasion de fêtes de famille ou de règne, avec à la clé, un royal accueil qui commence dès notre arrivée en avion... ».

Raphaël, fils aîné d'Isabelle et d'Etienne nait en 1981. « En 1984, année de notre mariage, nous avons décidé de nous installer dans le Lot où habitait toute la famille Monpezat (Etienne avait 8 frères et sœurs) ». Ses deux autres fils, Bertrand et Arthur, naissent respectivement en 1986 et en 1988. Isabelle avoue qu'au départ, le patronyme "de Monpezat" n'a pas toujours été très facile à porter, ni pour elle, ni pour ses enfants. En 1989, après 5 ans de « break » pour s'occuper d'eux, Isabelle assure à la demande d'Alain Chastagnol, alors député Maire de Souillac, l'animation et la communication du Musée des Automates qui venait de naître.

Isabelle collabore ensuite à l'association "Mécénat pour le Lot", club d'entreprises présidé par Alain Dominique Perrin. Un peu plus tard, ce dernier d'abord président de la Confrérie des Vins de Cahors, puis président du Syndicat des Négociants en Vins de Cahors, l'engage pour le seconder dans la gestion et l'organisation des manifestations de promotion du vin de Cahors.

Parité et égalité

En septembre 2002, Isabelle postule et accède, en 2003, au poste de déléguée départementale aux droits des femmes et à l'égalité. « A mon arrivée, la Préfète Chantal Jourdan a été formidable. Elle m'a beaucoup soutenue et aidée. J'avais pour moi ma connaissance du monde de l'entreprise et une petite expérience d'administratrice au Centre d'Information aux Droits des femmes et des Familles » ainsi qu'à la C.A.F. du Lot, en tant que « personne qualifiée », mais je ne connaissais pas du tout le monde institutionnel » !

Les missions d'Isabelle Comolli de Monpezat s'articulent principalement autour de 4 axes : « nous intervenons sur l'égalité professionnelle et salariale, en œuvrant, par exemple, à la diversification des filières pour les jeunes filles. Nous essayons également de réduire la pratique des temps partiels imposés, qui concernent 62 % de femmes ; « Nous disposons d'un fond de garantie pour la création, la reprise et le développement d'entreprise à l'initiative des femmes. Abondé par l'État, ce fond accorde une caution aux femmes qui ont besoin d'emprunter pour créer leurs entreprises, ce qui constitue une garantie pour les banques. La parité et l'accès des femmes aux responsabilités, qui implique d'encourager les femmes à participer au monde politique, de l'entreprise, du syndicalisme ; l'accès au droit et le respect de la dignité de la personne qui comprend notamment la lutte contre les violences faites aux femmes, mais aussi l'accès des femmes à tous leurs droits. L'arsenal législatif, en France, a corrigé les inégalités imposées par le code civil napoléonien, mais encore aujourd'hui, les femmes n'arrivent pas à y accéder de la même manière que les hommes.

Nous avons également un volet intitulé articulation des temps de vie. En raison des diverses « missions » qui leur incombent : Le soin et l'éducation des enfants, l'entretien de la maison (les fameuses trois journées en une, assumées par les femmes !), il faut leur permettre d'assurer leur autonomie financière. Pour cela il est essentiel d'aménager des conditions qui leur soient favorables : transport, garde d'enfant, etc ....

« L'égalité homme-femme est une politique publique au même titre que la prévention routière et la lutte contre l'insécurité » commente Isabelle.

C'est un vrai sujet, un sujet de société prioritaire qui, malheureusement, évolue très lentement : les stéréotypes ont la vie dure. Je n'ai pas à revendiquer le fait d'être féministe, encore que je ne considère pas ce mot comme une « injure », tant l'égalité entre les femmes et les hommes me parait une évidence. Aujourd'hui, les filles font des études et réussissent souvent mieux que les garçons » !

A l'occasion de la prochaine journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes qui aura lieu le 25 novembre prochain, Isabelle de Monpezat proposera à la signature de tous ses partenaires institutionnels et associatifs un nouveau protocole, réaménagé en fonction de l'évolution des lois, et proposera une réunion de la commission dédiée à ce sujet. A la clé, une sensibilisation et une information du grand public, ainsi que des jeunes -collégiens et lycéens- en lien avec l'Education Nationale.

En matière de prévention, "Octobre rose" est un mois excessivement important, pour sensibiliser les gens au dépistage du Cancer du sein. Avec l'ADECA 46, j'ai entrepris des actions de prévention que l'on a pu répercuter sur des associations. Nous avons proposé et obtenu de la région le Prix "Femmes et Sport" pour Mireille Crouzet-Codet, à l'origine de la « Cadurcienne », une juste récompense pour son exemplarité.

Questions/Réponses


Votre devise ? Toujours plus !

Chanson préférée ? « Colsu el tiempo » (Cosi fan tutte) de Mozart. "A la claire Fontaine ».

Votre héros préféré ? Aliénor d'Aquitaine ;

Votre matière textile préférée ? Le coton ;

Votre couleur préférée ? Le vert ;

Pour vous la plus grande qualité c'est ? La franchise ;

Quel métier vouliez-vous faire enfant ? Architecte ;

Le lieu qui vous ressource ? La mer Méditerranée

Restaurant préféré ? Le Gindreau à Saint-Médard ;

Qu'appréciez vous le plus chez vos amis ? La gentillesse ;

Ecrivain préféré ? Marguerite Yourcenar ;

Trois basics de votre dressing ? un manteau, une écharpe, des gants,

Le contenu de votre sac à main ? un énorme désordre composé d'une quantité de stylos (dont la moitié ne fonctionnent pas), des carnets, des papiers, un peigne, de l'aspirine, mes papiers d'identité, 2 portables, des courriers divers, un tire-bouchon, un couteau Suisse, un paquet de cigarettes, un allume gaz qui me sert de briquet, un cendrier de poche et mes clés.

Christine Vigouroux

De l'art à la table.

Dire que ses racines méditerranéennes ont naturellement prédisposé Christine Vigouroux aux liens filiaux et au partage reviendrait à oublier bien vite son ouverture d'esprit naturelle, associée à une élégante discrétion. Rien d'étonnant dès lors qu'elle ait épousé en même temps que Bertrand-Gabriel Vigouroux, les responsabilités d'une holding familiale versée dans l'hôtellerie de charme et la restauration gastronomique.

Native de Sfax sur la côte Tunisienne, d'origine Italienne et maltaise par sa mère, sicilienne du côté de son père, Christine Vigouroux a fait une partie de sa scolarité à la mission française de Sfax.

« Je ne fréquentais que mes amis du collège français, je n'avais pas beaucoup de liberté, mais malgré cela, j'aimais mon environnement. Chaque année avec mes parents, ma sœur aînée et mes deux jeunes frères, nous rendions visite à de la famille qui habitait à Montauban. Nous étions près de 40 à table ». Les parents de Christine s'installent en France en 1981 : « ce fut un choc culturel ! D'autant que l'accueil fut un peu froid et l'intégration difficile en raison de notre isolement ».

Après que Christine ait obtenu son Bac, ses parents repartent en Tunisie avec son frère cadet.

« A 17 ans, je me suis installée avec ma sœur à Toulouse. Je me suis tout d'abord inscrite en médecine avant de bifurquer vers une école de comptabilité/gestion ». La jeune femme obtient son BTS puis un DUG à l'Institut Administratif des Entreprises de Toulouse. C'est là qu'elle fait la rencontre de Bertrand-Gabriel Vigouroux. En suivant, elle travaille un an pour le compte d'une société de profilé alu, tandis que Bertrand-Gabriel poursuit des études d'œnologie.

En 1990, Christine et Bertrand-Gabriel se marient et s'installent à Cahors. « Les établissements vinicoles du Quercy venaient d'être rachetés et avaient besoin de quelqu'un pour la comptabilité, le juridique et le social. Je correspondais au poste, c'est à ce moment-là que j'ai rejoint l'entreprise familiale, j'ai occupé cette fonction durant 19 ans. En 2009, j'ai décidé de m'associer au projet de la Table de Haute-Serre à Cieurac, cela m'a ouvert de nouveaux horizons ».

L'année suivante, Bertrand-Gabriel prend la suite de son père Georges aux commandes du Relais Château de Mercuès, établissement de 30 chambres, associé à un restaurant gastronomique. Tout en gardant la casquette des Ressources Humaines, Christine s'attèle à la rénovation et la décoration des 30 chambres de l'établissement, choix des couleurs et du mobilier qui contribuent tant à l'atmosphère chaleureuse de ce lieu prestigieux.

Discrète dans l'action, Christine s'investie entièrement dans les challenges qu'elle décide de relever. Elle forme, au sein de cette entreprise familiale à laquelle elle est très attachée, un véritable binôme avec son époux. Comme elle le dit : « Avec Bertrand-Gabriel, nous sommes très complémentaires ».

L'envie de fédérer.


Christine approche le milieu de l'art au travers des "Nuits Composites", événement économico-culturel organisé en 2007 par le Groupe Cahors, accueilli deux années de suite à Haute-Serre. L'occasion pour elle de tester le potentiel fédérateur du lieu, optimisé au contact des artistes. Au-delà de la partie administrative et de l'offre commerciale, Christine supervise le choix, l'accrochage des œuvres et les relations presse des artistes invités à exposer à Mercuès et Haute-Serre. Parmi eux, André Nouyrit, Alain Prillard, Charlotte Ince, Simon Wildsmith, Costa...

« J'aime leur fragilité, leur sensibilité et l'enrichissement réciproque généré par leur rencontre. Cela dit, je choisi d'exposer les œuvres qui entrent en résonance avec les lieux ».

Christine et Bertrand sont parents de trois enfants : Marion 23 ans, formée au graphisme et qui a décidé de partir à New-York pour faire son stage et y découvrir le champ des possibles. Jeanne, une jeune femme très terrienne de 20 ans en 2ème année "Bachelor" de commerce et Charles 13 ans, en classe de 4e à Saint-Etienne (Cahors) qui possède déjà une certaine "vista" de ce qui l'entoure.

Depuis 2010, Christine est aussi présidente de l'association "site remarquable du goût marché aux truffes de Lalbenque" qui regroupe une quarantaine de membres (producteur, restaurateurs, hébergeurs de la filière truffe) et ambitionne de valoriser un produit, la truffe noire tubermelanosporum, mais aussi un territoire et ses acteurs. Depuis le début de l'année, elle a accepté la vice-présidence "Communication & Lobbing" de la "Touristic Vallées". Initiée par la CCI du Lot, cette association entend fédérer les professionnels du tourisme tout en travaillant sur la visibilité du territoire.

Gourmande, Christine aime faire le marché avant de cuisiner pour ses proches : « Si j'adore les fruits et les légumes de saison, je reste très influencée par la cuisine familiale de mon enfance, surtout italienne et tunisienne. Ce que j'aime cuisiner en famille ? Couscous, osso bucco, blanquette, garbure, lasagnes, risotto, curry d'agneau, tagine, Tian, pizzas et pour les desserts : clafoutis, tartes aux fruits, gâteau au chocolat. J'essaie de transmettre cette tradition à mes enfants qui apprécient beaucoup les bons petits plats. Cela les fait d'ailleurs revenir le week-end pour en profiter... ».

Questions/Réponses.

Votre devise ? Ne jamais remettre au lendemain ce qui peut être fait le jour même.

Chanson préférée ? "Simply the best" de Tina Turner.

Votre héros préféré ? Nelson Mandela.

Votre matière textile préférée ? Le lin.

Votre couleur préférée ? Le bleu.

Pour vous la plus grande qualité c'est ? La Tolérance

Quel métier vouliez-vous faire enfant ? Infirmière.

Le lieu qui vous ressource ? Le bord de mer, endroit où je me sens bien et où je peux déconnecter.

Restaurant préféré ? Joker ! Il y en a beaucoup ;)

Qu'appréciez vous le plus chez vos amis ? Leur confiance et leur fidélité.

Ecrivain Préféré ? Bernard Werber.

Un objet d'été indispensable ? des lunettes de soleil.

3 basics de votre dressing ? Un chemisier, un jean, des ballerines.

Le contenu de votre sac à main ?

Un carnet et un stylo ; un portefeuille, un chéquier, mes clés ; une petite trousse (1 crayon noir, 1 rose à lèvres, une lime à ongle, de l'ibuprofène et une brosse à dent) et des lunettes de soleil.

Mireille Crouzet-Codet,

la Cadurcienne au grand cœur.

C'est une marée humaine 100 % féminine et 100 % solidaire qui prendra son départ du Stade Lucien Desprats à Cahors le dimanche 18 octobre à 10h. Cette 13e édition de la Cadurcienne est organisée dans le cadre d'Octobre Rose, conjointement par Mireille Crouzet-Codet et l'association des Extrapédestres. Profitons de l'occasion pour revenir sur la personnalité à l'origine de cette course aux retombées importantes.

Native de Saint Cyr L'Ecole dans les Yvelines, Mireille Crouzet-Codet commence son parcours scolaire à Meymac en Corrèze, c'est au Lycée Bernart de Ventadour à Ussel qu'elle passe son Bac. Elle poursuit par des études de Droit à Clermont-Ferrand. « Après avoir obtenu mon Deug, j'ai, en bonne fille de militaire, hésité à rentrer dans la gendarmerie. J'ai finalement opté pour un poste dans une Banque à Ussel ». Trois ans plus tard, en 1993, née sa fille Noelli. Suite à cette naissance, elle décide de passer un examen de secrétaire médicale par correspondance. En août 1995, Mireille déménage à Cahors. C'est au printemps de l'année suivante, qu'elle intègre comme secrétaire dactylo une agence immobilière, avant d'être affectée à la section syndic. En 1998, nait sa seconde fille Chloé. En 2012, elle décide de voler de ses propres ailes et s'associe à Benoit Beheregaray pour créer l'agence ABC Immobilier spécialisée dans le syndic de copropriétés. Elle installe le siège de sa société aux 3 places de la Libération, dans une ancienne maison de maître pour partie du XIIIe siècle. Ce bâtiment a été restauré notamment par Serge Codet, artisan et homme de sa vie, avec qui elle s'est mariée en 2011.

Le sport, une passion communicative

« Je me suis mise à la course à pieds en 2002, j'avais 32 ans. A l'occasion d'un séjour à Salari, j'ai découvert en feuilletant un magazine de course à pieds le concept de "La Parisienne", une course exclusivement féminine lancée 5 ans plus tôt au profit de la lutte contre le cancer du sein. Ce fut un déclic pour moi, d'autant plus qu'un an plus tôt, une de mes amies avait été atteinte par un cancer. J'ai de suite eu l'idée de transposer cette idée à Cahors. J'en ai parlé à l'association des Extrapédestres* dont je faisais partie. Le bureau, dirigé par René Martinez à l'époque, a été de suite partant pour m'épauler dans ce projet. "La Cadurcienne de printemps" venait de naître. La première édition s'est tenue le dimanche 16 mars 2003. A l'époque, le fait d'allier une compétition sportive à une bonne cause n'était pas très répandue ». Mireille part en quête de partenaires et reçoit un écho favorable des frères Carrade qui lui offrent les tee shirts distribués aux participantes. « Nous misions sur 80 participantes et le jour J, 340 femmes étaient réunies sur les allées Fénelon à Cahors. D'année en année, le nombre de participantes n'a fait qu'augmenter jusqu'à atteindre près de 2200 femmes en 2014. Les bénéfices de la course sont entièrement reversés au comité du Lot de la Ligue contre le cancer. «Tous les ans, une quinzaine de bénévoles de la Ligue, femmes et hommes confondus, participent activement à l'organisation et à la préparation du buffet qui clôture la course. Un chèque de 14 000 euros a été remis à l'association en 2014. Depuis l'an dernier, la course à lieu en octobre pour des raisons d'emploi du temps et afin d'entrer dans la dynamique d'Octobre Rose, mois dédié à la campagne nationale de dépistage du Cancer du sein. A ce titre, l'ADECA 46 s'impose comme l'un des partenaires privilégiés de la Cadurcienne aux yeux de Mireille Crouzet-Codet : «  Le cancer du sein touche une femme sur huit. Le dépistage est capital dans ce domaine où la mise en œuvre précoce d'un traitement peut éviter des thérapies trop lourdes et longues. Les bénévoles de l'Adeca 46 m'aident à tenir le fichier d'inscriptions de la Cadurcienne et participe à la dynamisation de la communication de la course. Cette année, le départ de la Cadurcienne sera donné au Stade Lucien Desprats à Cahors le dimanche 18 octobre à 10h**, avec à la clé un parcours d'environ 6,5 kilomètres. Pouvant se faire en marchant ou en courant, La Cadurcienne, qui a reçu en 2004 le premier Prix du concours régional "Femmes et Sport" rassemble des femmes de tous âges et sensibilise en même temps toutes les générations à la pratique d'un sport.

*Mireille Crouzet-Codet est devenue présidente des Extrapédestres en 2009.

**Les bulletins d'inscriptions sont disponibles à Cahors, à l'office de tourisme, et dans les magasins : la Marguerite, rue de la Halle - Sophy, rue Clémenceau.

Questions / Réponses

Votre devise ? Aller lentement mais sûrement. Mireille collectionne les tortues.

Chanson préférée ? "L'hymne à l'amour" d'Edith Piaf.

Votre héro préféré ? James Bond.

Votre matière textile préférée ? Le coton.

Votre couleur préférée ? Le bleu.

Pour vous la plus grande qualité c'est ? La générosité.

Quel métier vouliez-vous faire enfant ? Routier.

Le lieu qui vous ressource ? Meymac, en Haute-Corrèze et Cuba pour la beauté des paysages ainsi que la gentillesse des gens.

Restaurant préféré ? "Le Velvet" à Cahors, pour sa cuisine faite maison et son très bon rapport qualité/prix.

Qu'appréciez vous le plus chez vos amis ? La sincérité.

Ecrivain Préféré ? Anna Gavalda.

Un objet d'hiver indispensable ? Le foulard.

3 basics de votre dressing ? Le jean, un pull en laine, une paire de basket.

Le contenu de votre sac à main ? Un portefeuille, des mouchoirs en papier, un déodorant, un petit porte monnaie, un stylo, des gâteaux pour son chien et des poches en plastique pour les crottes.

Un message à faire passer à celles qui sont ou ont été malades ?


 J'ai envie de leur dire de garder espoir, car la médecine fait beaucoup de progrès. Depuis le début de la Cadurcienne, la maladie a touché pas mal de femmes autour de moi. J'ai pris conscience de l'importance primordiale pour elles de ne pas se laisser abattre et d'être bien entourées.